Le CERN en bref

Qu'est-ce que le CERN ?

Le CERN est le plus grand laboratoire de physique des particules du monde. Des milliers de scientifiques des quatre coins du globe y collaborent pour faire progresser les connaissances sur la matière, ses constituants élémentaires et les forces qui les relient. Fondé en 1954, le CERN fut l’une des premières collaborations européennes, rassemblant des pays qui s’étaient combattus lors de la seconde guerre mondiale. Il compte aujourd’hui 22 Etats membres. En menant ses recherches fondamentales, le CERN repousse les limites des technologies, forme de nombreux scientifiques et participe au dialogue des nations au travers de la science. Pour en savoir plus >>

Comment fonctionne le CERN ?

Le CERN est une organisation européenne gouvernée par un conseil où siègent les représentants des Etats membres. Le Conseil détermine la politique de l'organisation et est assisté dans sa tâche par le Comité des directives scientifiques et le Comité des finances. Le Conseil nomme pour cinq ans un Directeur général, actuellement le Dr. Fabiola GIANOTTI, chargée de mettre en oeuvre les décisions du Conseil et d'administrer le Laboratoire. Il est assisté par un Directoire. Pour en savoir plus >>

Quels sont les instruments du CERN ?

Pour réaliser leurs recherches, les physiciens utilisent trois grands types d'outils : des accélérateurs, des détecteurs et des ordinateurs. Les accélérateurs sont de puissantes machines destinées à accélérer des particules jusqu'à de très hautes énergies, dans le but de les faire entrer en collision. Le CERN exploite un complexe de plusieurs accélérateurs dont le plus puissant est le LHC (Grand collisionneur de hadrons), un anneau de 27 km de circonférence, enfoui à 100 mètres sous terre. Les détecteurs sont des instruments extrêmement précis qui enregistrent les particules créées au cours des collisions. Pour comprendre ces collisions, les scientifiques ont besoin d'une informatique de pointe qui collecte, stocke et analyse toutes les données enregistrées par les détecteurs.

Qui travaille au CERN ?

Le CERN emploie environ 2 500 personnes, des fonctionnaires européens issus des 21 Etats membres. Mais il met ses installations à disposition d’instituts de recherche du monde entier. Près de 11 000 scientifiques de 100 nationalités utilisent ainsi ses outils. Le laboratoire accueille par ailleurs plusieurs centaines d'étudiants, boursiers, apprentis et scientifiques détachés. Pour en savoir plus sur le recrutement au CERN >>

Quelles sont les retombées du CERN ?

Le CERN est l'organisation internationale présente à Genève faisant travailler, directement ou indirectement, le plus grand nombre de personnes. La construction et la maintenance des installations du CERN impliquent des entreprises de ses Etats membres, dont de nombreuses dans la région. Les technologies développées pour les besoins des recherches du CERN bénéficient à la société dans son ensemble. Outre l'invention du Web, le CERN fait progresser au travers de transferts de technologies l'imagerie médicale et la thérapie des cancers, des procédés industriels, des technologies de l'information, etc.

Pourquoi le nom du CERN comporte-t-il l'adjectif nucléaire ?

Le CERN a été fondé en 1954, à une époque où la recherche en physique fondamentale avait pour principal objectif la compréhension de l’intérieur de l’atome, c’est-à-dire du noyau, d’où l’emploi du qualificatif « nucléaire ». Pour autant, les recherches du CERN ne portent pas du tout sur l'énergie nucléaire, ni sur les applications qui en découlent. Notre compréhension de la matière allant aujourd'hui au-delà du noyau de l'atome, le CERN devrait s'appeler « Laboratoire européen pour la physique des particules », nom qu'on lui donne parfois. Pour en savoir plus >>

A qui appartiennent les sites du CERN ?

La superficie des sites clôturés (ceux qui sont utilisés) est de 200 hectares (80 hectares en Suisse et 120 hectares en France) ; 400 hectares ont été de surcroît mis à disposition par les deux pays hôtes du CERN. Ces terrains sont en prévision des futurs projets du CERN. En attendant, ils sont soit cultivés, soit boisés. Les fonds issus de la location des terrains aux agriculteurs servent à financer des projets d’utilité publique comme une piste cyclable, un parcours santé, etc. Ces fonds sont gérés par un Comité Consultatif CERN-Pays de Gex, présidé par le Sous-préfet de l'Ain, et composé d’un représentant du CERN, d’un représentant des agriculteurs et des maires de communes concernées (Prévessin-Moëns, Saint-Genis-Pouilly et Cessy).

Qui paie les recherches menées au CERN ?

Les 21 Etats membres du CERN contribuent au budget du CERN (1 240 millions de francs suisses en 2013). Des contributions spéciales sont données dans le cadre de projets spécifiques par les pays hôtes ou des Etats non membres qui souhaitent être associés à certaines recherches. C'est le cas pour l'accélérateur LHC. Le CERN consacre la majeure partie de ses investissements à la construction d’immenses instruments scientifiques qu'il met à disposition de tous les pays participants. Ces investissements seraient hors de la portée d'un pays seul. En outre, plus de 600 instituts du monde entier collaborent pour réaliser des expériences sur les machines du CERN. Ces expériences sont financées par les instituts participants.

Le CERN recrute-t-il ?

Oui. Si l’effectif du CERN reste stable, avec environ 2 400 membres du personnel équivalents temps plein, des postes sont régulièrement à pourvoir dans de nombreux domaines, techniques ou administratifs. Pour en savoir plus >>

Pourquoi y-a-t-il parfois des nuages de fumée blanche au-dessus des sites du CERN ?

Les nuages blancs que l'on peut parfois apercevoir au dessus des sites du CERN ont deux provenances. Ils peuvent provenir de tours traditionnelles de refroidissement, pour les installations électriques de puissance par exemple. Dans ce cas, il s'agit simplement de vapeur d'eau. Ils peuvent également provenir du refroidissement de l'accélérateur LHC. En effet, pour fonctionner à l'état supraconducteur, le LHC a besoin d'être refroidi à -271°C. La première étape du refroidissement fait intervenir de l'azote liquide pour refoidir de l'hélium qui va, au final, circuler dans l’accélérateur en souterrain. Au cours de ce processus, l’hélium transfère sa chaleur à l’azote, qui passe donc de l’état liquide à l’état gazeux avant d’être relâché dans l’atmosphère. Le refroidissement engendré sur l’air ambiant peut alors créer une brume momentanée. Ce phénomène est absolument inoffensif car l’azote est le premier constituant de l’air que nous respirons, composé à 78% d’azote et à 21% d’oxygène.

Plus d'informations sur le CERN et l'environnement.

Pourquoi le LHC est-il enterré ?

Le LHC réutilise le tunnel construit pour le LEP, le précédent grand accélérateur du CERN, démantelé en 2000. Creuser un tunnel est apparu comme la meilleure solution pour installer une machine de 27 km de circonférence. En effet, creuser un tunnel coûte moins cher que d’acquérir du terrain pour bâtir en surface, et l’impact sur le paysage est réduit au minimum. De plus, l’écorce terrestre fournit une protection efficace contre les rayonnements.

Les champs magnétiques du LHC peuvent-ils être dangereux ?

Pas du tout. Les champs magnétiques créés par le LHC et ses expériences sont certes très intenses, mais localisés et confinés. La machine particulièrement confine son champ dans l’accélérateur. Même pour les expériences, à quelques mètres, l’intensité de champ détectée est très faible. Cette intensité décroit avec le carré de la distance. Les champs étant créés à 100 mètres sous terre, on ne détecte rien en surface.

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